Terrazzo de coquillages

La matière

Une saumure de marais salants, du magnésium marin, et ce qui reste d'un plateau d'huîtres.

Un liant qu'on avait oublié

Notre liant tient en deux ingrédients. Une saumure issue des marais salants — un coproduit de la production de sel — et du magnésium marin. Rien d'exotique : le recette date de 1867.

S'il est resté confidentiel, c'est pour une raison simple : il coûte plus cher que les liants classiques et plus compliqué à mettre en oeuvre.

De la coquille à l'objet

Quatre étapes, à Languenan, dans les anciens ateliers Flins. Trois salariés de Handyjob travaillent la matière aux côtés des fondateurs, de la préparation jusqu'au ponçage final.

Collecte

Collecte

On récupère les coquilles brutes, telles qu'elles sortent du parc ou de l'assiette. Pas de lavage, pas de séchage : le liant les accepte comme ça, une fois simplement broyées. Le sel resté dessus ne gêne pas — c'est même plutôt commode.

Formulation

Formulation

Le broyat est mélangé au liant marin et à des pigments naturels ou récupérés. Du broyat de pneus pour le noir, de l'ocre du Roussillon pour le rose. Le moulage ne fait aucune chute, et accepte à peu près n'importe quelle forme — du bougeoir au plan de travail.

Durcissement

Durcissement

Le mélange prend tout seul, par réaction exothermique. Pas de four, pas d'énergie ajoutée. La forte chaleur dégagée neutralise les derniers restes organiques. On remplit les moules, et on attend une nuit.

Ponçage

Ponçage

C'est là que la matière apparaît. Les coquilles affleurent, chaque pièce devient unique. La poussière de ponçage repart dans la recette : rien ne se perd à l'atelier.

Chaque pièce qui sort de la manufacture est signée par la personne qui l'a façonnée.

1867

invention du liant marin

+50 %

plus résistant que le béton classique

44 %

de la masse d'une coquille, c'est du CO₂

broyée, elle redevient matière première

0

déchet à la production

40 m² dans la baie de Saint-Brieuc

Un sol entier, coulé à partir de 3 000 coquilles Saint-Jacques venues des viviers de Saint-Marc. Environ 400 kg de coquilles sur ce seul chantier.

La matière est environ 50 % plus résistante que le béton classique. C'est ce qui permet d'aller au-delà de l'objet : plans de travail, sols, surfaces sur mesure, avec des architectes.

Noir

Pigmenté au broyat de pneus. Les coquilles ressortent en clair sur le fond sombre.

Sable

La matière sans pigment ajouté. La teinte vient des coquilles elles-mêmes.

Rose

Pigmenté à l'ocre du Roussillon.